Nouvelle règlementation RGPD : quelles conséquences sur les comportements des internautes ?

Depuis mai 2018, la nouvelle réglementation RGPD est sur le bout de toutes les lèvres. Si les entreprises mettent en place des stratégies, en interne et sur le web, pour assurer leur mise en conformité, les clients, eux, semblent porter un peu plus d’attention à l’utilisation qui est faite de leurs données personnelles.

La transparence dans la collecte des données

Les données personnelles (cf : article du 31 août 2018 sur le rgpd) sont définies par la CNIL comme « toute information identifiant directement ou indirectement une personne physique ». Cela peut être un nom, un prénom ou encore un numéro de téléphone. Mais la collecte ne s’arrête pas là. Peuvent également être collectés la logique de navigation d’un internaute sur un site, quel produit il a mis dans son panier, ses informations bancaires, etc. Ces données peuvent devenir une réelle mine d’or pour les entreprises qui les récoltent. C’est ainsi qu’un internaute qui a réservé un aller-retour à Marseille se verra proposer des publicités sur les hôtels de la Cité phocéenne. Et parfois, cela peut amener des dérives. Certaines entreprises peuvent, indépendamment de la volonté de l’internaute, revendre ces informations sur des places de marché.

C’est l’un des objectifs principaux de cette loi sur la protection des données : obliger les entreprises à la transparence. L’internaute doit pouvoir connaître l’utilisation qui sera faite de ses données. Il sera ensuite libre de décider s’il veut les partager avec l’entreprise ou non.

Pour répondre à cette obligation, une infinité de pages de politique de confidentialité, de case à cocher à la fin des formulaires et de bandeaux de consentement sont apparus sur les sites web. Les internautes n’ont pas pu passer à côté et c’est en partie avec eux que leurs comportements ont été influencés.

Des comportements défensifs face à l’utilisation des données personnelles

Les professionnels l’ont remarqué. Selon une étude MARKESS, 91% des professionnels interrogés* ont constaté des changements d’attitude et de comportements chez leurs clients par rapport à leurs données personnelles. 30% de leurs clients ont déjà demandé la suppression de leurs données, 32% ont demandé des réponses quant à l’utilisation de leur données et 44% sont réticents à communiquer certaines de ces données.

*Professionnels du marketing, du commerce, du digital et de la relation client.

Si le RGPD a sa part de responsabilité dans l’évolution des comportements des internautes, les piratages informatiques de grandes ampleur, dont ont été victimes plusieurs grandes entreprises, largement décrits dans les médias, ont aussi joué un grand rôle. Chacun prend progressivement conscience de l’existence de la collecte des données, des abus qui peuvent en découler et parfois même d’un manque de sécurité dans leur conservation.

Côté client, le Baromètre 2017 de la Confiance des Français dans le Numérique montrait que plus de 80% adoptait un comportement défensif sur le web, 50% aurait même déjà falsifié leurs données personnelles intentionnellement. Nous parlions, plus haut, de ces entreprises qui vendent les données de leurs utilisateurs, sachez que 69% des consommateurs français seraient prêts à boycotter cette entreprise si celle-ci ne plaçait que peu d’intérêt dans la protection des données.

Il ne fait aucun doute que les internautes recherchent, au travers des entreprises qu’ils choisissent, la confiance, la transparence et l’assurance que leurs données sont utilisées à bon escient. Comment une entreprise peut-elle s’adapter à l’évolution des comportements des internautes ?

Entreprises : devenez transparents !

Le RGPD est possiblement l’une des meilleures réponses à l’évolution de ces comportements. Cette réglementation oblige chaque entreprise à la transparence, et c’est exactement ce que recherche un client.

Elle donne également une réelle opportunité aux entreprises de se pencher sur la question du traitement et de la sécurisation des données qu’elle récolte, que ce soit sur le web ou dans le cadre de sa relation client.

Nos conseils pour les entreprises :

  • Assurez-vous de collecter les données, via vos formulaires, vos mails, et tout autre module (interne ou externe), en utilisant des outils sécurisées et conformes.
  • Renforcez également la protection des données personnelles de vos clients. Vous créerez ainsi un lien de confiance assez fort pour qu’il puissent se sentir en sécurité.
  • Informez de vos procédures de collecte et de sécurisation des données avec une page de politique de confidentialité.

Comment collectez-vous vos données ? Vos formulaires sont-ils conformes ? N’hésitez pas à nous contacter, OCTAVE accompagne les entreprises dans la mise en conformité de la réglementation RGPD.

Nouvelle mise a jour de l’algorithme Google : Medic Update

Chaque jour de l’année, Google met à jour ses algorithmes pour améliorer son service de moteur de recherche. Si la plupart de ces mises à jour passe inaperçue au regard des utilisateurs, plusieurs fois par an des modifications plus importantes sont déployées et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur le référencement de certains sites. Après Fred, Pinguin ou encore Panda, c’est à Medic Update (nom proposé par Barry Schwartz ) de bouleverser le web.

Lancée le 1er août, Medic Update a touché l’ensemble de la toile, mais particulièrement les sites dans le secteur de la santé et de la médecine, d’où son appellation. Ces sites font généralement partie de la catégorie YMYL (Your Money Your Life) qui traitent de la santé, de la sécurité, des finances ou du e-commerce .

L’objectif de cette mise à jour : faire remonter dans les résultats de recherche les sites proposant du contenu de qualité et une bonne expérience utilisateur.

Que faire pour répondre aux critères de qualité de cette nouvelle mise à jour ?

Évidemment, proposer un contenu de qualité sur son site, suivre les évolutions des différents algorithmes et offrir la meilleure expérience utilisateur possible sont les bases pour un référenceur. Mais plus précisément, quels sont les optimisations à mettre en place ?

  • Prouvez que votre site est sérieux, quant au sujet abordé, en mettant par exemple en avant des experts du domaine. Mentionnez leur nom lorsqu’ils sont les rédacteurs des articles.

  • Fournissez un contenu de qualité, objectif, impartial et à jour.

  • Obtenez un bon E-A-T (Expertise, Authority, Trust), soit une bonne réputation interne et externe.

  • Donnez à Google le maximum d’indicateurs de votre expertise et de votre sérieux (nom des auteurs, page « A propos », Mentions légales…)

Vos positions dans les moteurs de recherche ont baissé ? Vous perdez en visibilité ? OCTAVE vous apporte conseil et accompagnement pour un référencement naturel optimal. Notre service d’audit SEO vous aidera à comprendre quelles optimisations doivent être apportées à votre site pour favoriser son bon référencement.

RGPD : Quel impact sur vos sites internet ?

La nouvelle réglementation RGPD (réglementation européenne sur la protection des données personnelles) est entrée en vigueur le 25 mai 2018, et impacte, au niveau du web, tous les sites professionnels d’entreprises établies en Europe ou collectant des données de citoyens européens.

Si cette réforme, aussi attendue que redoutée, implique un renforcement des méthodes de collecte des données personnelles, indispensable aujourd’hui, elle impose également quelques ajustements, notamment sur vos sites internet.

Quel est l'impact du RGPD sur votre site web ?

Qui dit site internet professionnel dit collecte de données. Vos visiteurs ont la possibilité de remplir un formulaire pour vous contacter ? Vous utilisez des cookies pour faciliter la navigation des internautes ou mesurer une audience ? Vous proposez l’inscription à une newsletter ?

Le RGPD vous oblige à la transparence et à la sécurisation des données collectées via votre site internet.

Rappel : Qu’est-ce qu’une donnée personnelle ?

Une donnée personnelle est une information qui permet d’identifier ou de rendre identifiable une personne physique. Nom, prénom, numéro de téléphone, adresse mail/postale et tout autre type d’informations comportementales, physiques ou même de préférences sont concernés.

Concrètement, quelles modification devez-vous apporter à votre site pour le mettre en conformité avec le RGPD ?

  • Ne collecter que les données nécessaires

Si vous proposez par formulaire une première prise de contact à vos visiteurs, leur âge ou leur situation maritale n’ont que peu d’intérêt. Minimisez votre collecte aux informations uniquement nécessaires. Pour un formulaire classique, un nom et une adresse mail suffiront.

  • Informer explicitement l’internaute de vos méthodes de gestion des données

L’internaute doit pouvoir, quelque soit la page sur laquelle il se trouve, accéder à ces informations. Pour ce faire, rédigez une page « Politique de confidentialité » qui décrit votre méthode de gestion et de sécurisation des données collectées sur votre site. Ajoutez, ensuite, le lien de cette page dans votre footer, la page sera ainsi accessible à tout moment de la visite.

  • Obtenir un consentement explicite des internautes pour le traitement de leurs données personnelles

Les internautes doivent pouvoir accéder à votre « Politique de confidentialité » mais doivent également y consentir. Cela implique l’ajout par exemple d’une case obligatoire à cocher avant l’envoi d’un formulaire.

  • Donner à vos internautes le droit d’accès, de portabilité, de suppression ou de modification de leurs données

Ajoutez à votre page « Politique de confidentialité » un contact, mail ou postal, permettant de donner aux internautes qui le désirent la possibilité de demander le droit d’accès à leurs données, leur portabilité, leur suppression ou leur modification.

  • Sécuriser vos données

C’est probablement la première étape à mettre en place et la plus importante. Pour protéger les données collectées, vous devez augmenter la sécurité de vos outils de collecte. Par exemple : défendez-vous face au piratage en gardant à jour vos logiciels, limitez les accès aux données seulement à ceux qui les utilisent, ou encore, utilisez des mots de passe complexes pour protéger les accès à vos messageries, plateforme web et comptes utilisateurs.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la CNIL.

Vous avez un site web et vous souhaitez le mettre en conformité avec la réglementation RGPD ? N’hésitez pas à nous contacter.

Le multi écran n’est pas incompatible avec les spots publicitaires

Alors que l’usage multi-écran continue d’augmenter, voilà une nouvelle qui devrait rassurer les annonceurs: cette pratique ne diminue pas le souvenir publicitaire des spots télévisés, selon les résultats d’une étude de Thinkbox, syndicat de la publicité TV au Royaume-Uni. L’enquête enseigne également que ce sont les jeunes britanniques qui parlent le plus des spots durant la publicité (16% chez les moins de 35 ans) et rappelle que le salon joue encore un rôle central dans la consommation de télévision à domicile.

2,2 millions d’adeptes quotidiens du replay

2,2 millions de personnes regardent chaque jour un programme de télévision en replay, selon Médiamétrie, soit 22% de plus qu’à la fin de l’année 2013. Le téléviseur reste l’écran-roi pour la catch-up TV. Ainsi, au cours d’une journée, 1,3 million de personnes ont regardé un programme de rattrapage sur téléviseur, 750 000 sur ordinateur et 340 000 sur tablette ou téléphone mobile. «Cela s’explique notamment par l’augmentation de la réception de télévision par ADSL», avance Médiamétrie. Toutefois, les 15-24 ans continuent de préférer l’ordinateur pour regarder les programmes en replay.

Les sites de replay sont donc de bonnes pistes pour toucher une cible encline à la consommation.

Le marché de l’e-pub en 2018

En 2013, le marché de l’e-publicité représentait 12,8% des dépenses publicitaires, selon l’étude «Le Marché du marketing direct» de Xerfi-Precepta. Et la croissance enregistrée ces dernières année devrait se poursuivre. Si l’enquête estime que les segments hors ligne reculeront de 1,3% en moyenne d’ici 2018, la publicité en ligne devrait bondir de 21,2%. Selon les prévisions de cette étude, le marché de l’e-publicité croîtrait à un rythme annuel moyen de 3,8% entre 2014 et 2018, pour atteindre 5 milliards d’euros à cette échéance.

La force de l’e-marketing

Pour la cinquième année consécutive, l’agence Dolist, spécialisée dans l’e-mail et le data marketing, publie les résultats de son baromètre «Pratiques & Tendances de l’e-mail marketing en France». L’étude atteste la bonne tenue de ce dernier, fort d’un retour sur investissement accru (pour 44% des professionnels) et au cœur de budgets en hausse (+10%). Dans le B to B, 78% des professionnels jugent capital de différencier les communications selon la cible. Ils sont 38% de plus à y procéder en un an. Dans le B to C, la tendance est à l’automatisation des communications personnalisées grâce à l’exploitation des données, fortement soutenue par 67% des professionnels.